La virulente bafouille du petit peuple en colère
Par Etienne MALFROY CAMINE le lundi 30 juillet 2007, 21:11 - Lien permanent
De dangereuses dérives aux Scouts et Guides de France :
Les suspects toujours en cavale
Drame, tragédie… Quels mots sont assez forts pour décrire les terribles événements qui viennent de se dérouler en un lieu secret de la Drôme activement recherché par la gendarmerie ?
Devons-nous craindre une fois de plus pour la vie de nos enfants ? Le sadisme a-t-il des limites ?
Car dans cette histoire, tout repose effectivement sur cette dérive mentale toujours fort méconnue et sournoise… mais venons-en aux faits.
Samedi après-midi aux alentours de 16h, trois jeunes personnes visiblement exténuées et traumatisées ont fait irruption sans frapper dans les locaux de la rédaction. Ils étaient tous trois curieusement vêtus de chemises de couleurs vives décorées d'écussons évoquant les grades et les rites initiatiques de certaines sociétés secrètes.
Après plusieurs minutes, nous avons réussi à établir la communication et à recueillir sous couvert d'anonymat quelques témoignages accablants qui ont été vérifiés au cours de notre enquête.
Ils déclarent avoir été séquestrés pendant une semaine dans des conditions sanitaires plus qu'indécentes, et subi des tortures et humiliations morales, physiques et affectives. Ils étaient partis 35 Scouts et Guides de France la fleur à l'oreille pour effectuer un stage théorique d'animation BAFA extrêmement prisé et onéreux (3600€ la semaine), seulement 35 d'entre eux ont survécu, et leur vie est chamboulée à tout jamais…
Le samedi 23 juin en début d'après-midi, après un accueil plutôt froid mais sans plus, on les a photographiés de face avec obligation de sourire. Une fois placés en équipe, ils ont passé plusieurs heures sur un exercice inutile consistant à monter et démonter à l'infini une tente canadienne pas pratique alors que chez DECATHLON c'est fait en 2 secondes. Ensuite ils se sont tués à la tâche à manipuler tout seuls d'énormes troncs d'arbres pour que les gentils « formateurs » puissent poser leurs petites fefesses confortablement. Il serait inconvenant de révéler dans un journal tout public comme le nôtre la liste exhaustive des sévices subis, nous allons toutefois vous présenter les bourreaux.
Première en lice, Sylvie C., la meneuse de ce bal sordide, qui à seulement 21 ans est une vraie furie. Elle prend un malin plaisir à mentir aux jeunes et à commencer avant le bénédicité sous prétexte que « si c'est dans la popote on va pas attendre que ça refroidisse bordel de merde ! ».
Candidat suivant, non moins dangereux, il s'agit du grand gourou de la secte Pierre C, un esprit malfaisant associé à un charisme hors du commun qui inculque à ses ouailles des valeurs archaïques comme la fraternité, le partage, l'amour, la fidélité... Il était en charge de la grande transe quotidienne et du lavage de cerveau hebdomadaire.
Vient ensuite Eric R., le sadique des douches ! S'il vous dit « L'eau chaude est rétablie, youpi ! », c'est uniquement pour se repaître des hurlements des stagiaires sous la douche… glacée !
Soline S., pour laquelle un examen sanguin serait souhaitable lors de son arrestation, car selon les témoignages cette femme se déplace uniquement en courant comme sur des ressorts, même après un grand jeu de malade. Des bruits courent comme quoi elle serait bionique et fonctionnerait sur piles Duracell longue durée.
D'apparence plutôt calme et discrète, Marie B. est déroutante, car elle est au jeu une vraie lionne, prête à tous les coups bas pour remporter la victoire. L'un des stagiaires que nous avons interrogés a encore, je cite, « les joyeuses toutes tristes ».
L'invité surprise, Pierre-Yves B., dit « le sergent instructeur », arrivé au cours du stage suite à un besoin pressant de rajouter une louche de surmenage. Grande gueule au demeurant et adepte des chansons paillardes les plus grasses, il n'y allait pas par quatre chemins pour briser moralement et physiquement les stagiaires.
Une autre femme, barbue celle-ci, Catherine de M, a terrorisé les jeunes en les menaçant de les jeter en pâture aux lions puis s'en est allée pour revenir les achever le dernier jour.
Quant à Florent M., il aurait déclaré : « Sous mes airs de gentil se cache un grand sadique. ». Il risque d'être poursuivi pour tentative d'assassinat, car il aurait saboté le banc d'une table d'équipe pour satisfaire ses instincts meurtriers (malheureusement pour lui la saucisse a été épargnée).
Bref, la seule personne appréciée durant la semaine est sans doute Florian D., dit « Le boucher », qui était en charge de l'unique repas quotidien.
Radicalisation du mouvement scout, dérive sectaire ou acte isolé ?
Nous supposons qu'un seul homme agit tapi dans l'ombre et tire les ficelles, le Grand Maître Stéphane, qui a visiblement de nombreuses relations haut placées, car je suis le troisième journaliste à reprendre l'enquête, mes deux autres confrères ayant été suicidés de deux balles dans la tête. Je tremble en écrivant ces dernières lignes, mais j'ai prêté serment d'être au service de la vérité et j'irai jusqu'au bout pour qu'elles soient publiées.
A ce jour, les forces de l'ordre n'ont procédé à aucune arrestation, les recherches s'enlisent, que devons-nous penser ?
Quant aux stagiaires, une cellule psychologique a été mise en place pour les réhabituer aux valeurs de l'argent et à la console de jeu, afin de les réintégrer au plus vite dans la vie moderne Certains d'entre eux souffrent d'un traumatisme crânien car ils ont tenté de casser une bûche avec la tête avant de s'enfuir, c'est dire s'ils sont mal en point. Je vous rends la pomme de pin de la parole, merci, bravo, salut et à bientôt !
Mamatt'
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